15 Août, fête de l’Assomption

A l’occasion du 15 août, fête estivale, fête de Marie, l’Abbé Nicolas Dumas nous livre quelques explications sur le sens de cette Solennité.

L’Assomption (du latin assumere) signifie que Marie assume pleinement notre nature telle que Dieu la veut : sans péché, élevée vers sa gloire.

Nous lisons dans l’Écriture : « le salaire du péché c’est la mort »(Rm 6, 23) , puis « … nous serons (…) emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs (…) nous serons avec le Seigneur toujours » (1Th 4, 17-18) .

Marie, en qui le Verbe prit chair, fut créée toute pure. Si Jésus s’est chargé des conséquences du péché (Is 53, 4), Il ne l’a pas laissé entrer en Lui. Ainsi c’est une haute convenance que Celui qui est la Vie (Jn 14, 6) naquit d’une femme qui ne mourrait pas, Lui qui délivrera le bon grain de l’ivraie (Mt 13, 24-30).

Au VIIème siècle à Rome on fêtait l’Assomption le 15 août. Marie est vue dans la Tradition comme la nouvelle Eve, Jésus étant le nouvel Adam.

Marie toujours discrète, accueille et recueille les évènements du salut (Lc 2,18). La Révélation n’est pas circonscrite dans la Bible, laquelle écrite dans l’Église avec l’Esprit de Vérité (Jn 15,26) doit être interprétée dans ce même Esprit qui dépasse largement la lettre. Il vivifie (2Co 3,6) au point que Dieu infini s’est abaissé jusqu’à notre finitude en son Fils (1Co 1,27). L’Église attendît humblement 1950 pour affirmer cette élévation de Marie au ciel. Durant les siècles cela fut médité, prié. Outre la Tradition ecclésiale et populaire, si Marie est gardée du péché, elle ne subit pas la mort (Sg 1,13).

Notre pays est consacré à Marie, prions pour que nous avancions dans cette mission de glorifier notre Seigneur dans tout notre être, nous qu’Il a créés à son image et ressemblance.

Voici le sens de cette solennité : nous disposer à toujours désirer la rencontre avec le Christ nous portant à l’amour trinitaire, grandissant-comblant hors du temps.

Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! Le soleil l’enveloppe… (Ap 12,1)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *