C’est le temps de la Miséricorde ! (et du Festival de la Jeunesse)

Mercredi 27 juillet. Les JMJ officiellement lancées, nous adoptons le rythme basique, catéchèse et festival de la jeunesse.

Pour cette première catéchèse, sur le thème « C’est le temps de la miséricorde », nous avions l’honneur de recevoir Monseigneur Leborgne, évêque du diocèse d’Amiens. Son intervention, tout à fait brillante, a ouvert de nombreuses pistes de réflexion et a occasionné plusieurs questions. Comment croire en la miséricorde si Dieu permet le mal ? Comment ne pas s’engouffrer dans la spirale de la violence, qui ne peut entraîner que toujours plus de mal et de souffrance ? Le pardon, expression forte de la miséricorde, c’est rendre à l’autre (et à soi-même) son avenir, pour sortir de la logique de la culpabilité et de l’amertume qui ne mène à rien. La miséricorde dans la foi chrétienne implique aussi de sortir de la logique de mérite. Si Dieu nous appelle certes à nous améliorer sans cesse, notamment pour la charité, pour autant Son pardon se donne gratuitement et avant tout. La tentation, alors, c’est de ne pas y croire. C’est trop beau ! Pourtant c’est vrai. Une autre tentation régulière, qui empêche la miséricorde de Dieu de nous tranformer et de nous faire avancer, c’est d’enfermer l’autre dans son mal, l’y réduire. Nous sommes, tous, tellement plus que notre péché. Voilà pourquoi Dieu nous offre sans cesse sa main consolatrice ; c’est un mystère, on ne finira jamais de le comprendre, mais c’est la voie de la paix sur terre. Cependant, la miséricorde implique, et a besoin, de la Vérité. Sans elle, l’injustice gâche tout. Si l’on comprend, que l’on se parle, nous pourrons comme Jésus demander à ceux qui nous frappent : Pourquoi me frappes-tu ? Cela ne relativise pas le mal ; le mal ne doit jamais être relativisé. Mais c’est l’origine d’une force véritable, que propose l’Eglise : non pas la violence, mais une fraternité basée sur la justice et la vérité, une fraternité qui pardonne, et qui Aime.

Après un déjeuner au village et un bon temps de détente, nous avons pris le bus pour Cracovie. Le Festival de la Jeunesse a permis, en petits groupes, de profiter de toutes les activités proposées dans le centre de la ville. Conférence Chrétiens d’Orient, confession, adoration, visite de la ville, concerts francophones à Krakow Beach, conférence JOC… il y en avait pour tous les goûts.

Le soir, nous sommes rentrés dans les familles après une journée riche en découvertes, spirituelles, culturelles, en chants, en danses, en joie, pour la gloire de Dieu ; une joie que nous continuons à expérimenter, et que nous comptons bien ramener dans nos familles, que nous gardons dans nos prières !
Emmanuel Laprin et Pierre Savary

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *