Car aime, aime carrément !

Depuis le mercredi des Cendres, nous sommes entrés en Carême. Ce temps liturgique qui nous prépare aux fêtes de Pâques est un véritable cadeau que l’Eglise nous offre chaque année. Un cadeau pour mieux aimer…

J’emploie volontairement le terme de « cadeau » parce que nous sommes invités à faire de ces quarante jours un chemin de retour gratuit vers Celui que notre cœur aime, un temps de conversion intérieure où nous allons nous efforcer de vivre de plus en plus consciemment sous le regard de Dieu et de la Sainte Vierge, au service de notre prochain.

Après les JMJ de Rio et avant celles de Cracovie en 2016, notre Saint Père le Pape François vous invite à méditer les Béatitudes de l’évangile de saint Mathieu. Cette année, la Béatitude qu’il a retenue est la suivante :

« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux ! »

Drôle d’idée que de commencer le Carême en parlant de bonheur ! En effet, spontanément, lorsqu’on évoque le Carême, on pense plutôt aux privations volontaires que l’on va s’infliger, ou aux différents renoncements que l’on va mettre en œuvre, ou encore aux sacrifices qu’il faudra faire… Et cette pensée n’est pas très réjouissante, avouons-le !

Le danger, dans une telle perspective, est de confondre les moyens avec la fin. Je m’explique. Tous les efforts de Carême que nous entreprenons, dans le domaine de l’aumône, du jeûne et de la prière, ne sont que des moyens concrets dans le but de nous rapprocher de Dieu. Ainsi donc, comme se plaît à le rappeler Jésus dans l’Evangile, il est inutile d’entretenir une « face de Carême », une triste mine qui serait le fruit extérieur d’une amère pénitence !

Le Pape nous invite à la joie en ce Carême, car la conversion, le retour vers Dieu doit être pour nous source d’un grand bonheur. Vous me direz sans doute que faire des efforts, ce n’est pas très marrant. J’en conviens ! Mais faire des efforts pour quelqu’un que l’on aime, alors là, ça change tout ! Et c’est là la source d’un vrai bonheur car nous devenons prêts à déplacer des montagnes ! Rappelons-nous toujours que c’est parce qu’elle est imprégnée d’amour que notre démarche pénitentielle de Carême prend tout son sens : le sacrifice librement consenti, loin de nous renfermer sur nous même, nous ouvre vers les autres en nous rendant plus attentifs à la constante présence de Dieu à nos côtés…

Chers jeunes, pendant ce carême 2014, lisez et méditez attentivement le message que le Pape François vous adresse, il nourrira votre prière, guidera votre action et vous aidera à enraciner toujours davantage votre vie dans le Christ.

Je ne saurais trop vous recommander également (peut-être comme effort de Carême, qui sait !), de vous plonger dans la très belle exhortation apostolique Evangelii Gaudium (la Joie de l’Evangile) : vous y trouverez des pistes exigeantes mais stimulantes pour un juste équilibre entre la prière et l’action, pour une juste articulation entre la dimension verticale et la dimension horizontale de chacune de nos existences.

« J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ […] Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde. » Evangelii Gaudium n°3

Bon et saint Carême à tous, en grande union de prières,

Abbé Nicolas GERMAIN

=> Pour lire le message du Pape François pour la XXIXème Journée Mondiale de la Jeunesse 2014 : Cliquer ICI
=> Pour lire la première exhortation apostolique du Pape François, « La Joie de l’Évangile » : Cliquer ICI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *