Le corps en question !

Que sommes-nous ? Corps et âme, OK. Mais ce corps, n’est-il qu’une simple enveloppe charnelle ?

Cette année, le Centre de Réflexion et d’Etudes Chrétiennes (CREC) nous invite à refaire notre culture … « physique » en cherchant la juste place à donner au corps. Sept conférences (une par mois) vont ainsi nous en proposer une approche plurielle.
Plusieurs jeunes, étudiant ou travaillant notamment dans les milieux médical et paramédical, vont suivre ce cycle et incitent ceux qui désirent approfondir leur foi de manière plus intellectuelle à les rejoindre.

Un des coordinateurs de la formation nous la présente :

« Je n’ai qu’une âme, qu’il faut sauver » chantaient nos pieux aïeuls, et leur corps n’était que chair à mater pour gagner le paradis où l’âme s’envolait seule.
Depuis, le corps s’est libéré. Il se fait nourrir bio, entretenir au rythme de la zumba, soigner aux médecines douces, chouchouter aux cosmétiques, prolonger par la science. Le corps et ses orgasmes est devenu l’horizon de l’homme occidental.
Et pourtant, le nouveau roi est tyrannisé : les sportifs le dopent à mort, l’entreprise le stresse, les jeunes le cassent en bitures express, les belles se le font percer ou sculpter au bistouri, des démiurges trafiquent ses gènes en lui promettant d’abolir la mort. Nous ne laissons pas la paix à nos corps.

Quand l’amour est réduit à la chimie des phéromones, dont nous n’aurions qu’à suivre du bout du nez l’imperceptible odeur, où est passée l’âme ? Ce n’est pas qu’une question pour croyants soucieux de sauver l’âme perdue. C’est une interrogation d’humains à qui la science comme la vie quotidienne (où s’est réfugiée l’âme du malade d’Alzheimer ?) rappellent instamment que nous sommes corps : nous ne pouvons penser, désirer, aimer sans nos cinq sens par qui nous avons tout appris, sans les bons circuits neuronaux où s’élabore notre conscience, sans le jeu expressif de nos bouches et nos mains.

Nous sommes corps, et plus que corps : quelque chose en nous le dépasse, veut le dominer, et le corps lui résiste. Pour dire la tension dont nous sommes faits, est-il encore judicieux de nous décrire comme composés d’un corps et d’une âme séparables ? Le corps glorieux du Christ, prototype des ressuscités, ne nous a jamais promis une transformation en purs esprits !

Pour retourner toutes ces questions, le CREC vous invite à quelques haltes, le temps d’interroger là-dessus l’expérience de nos prédécesseurs, la sagacité des penseurs et l’intuition des artistes, la profondeur des Ecritures et la subtilité de ceux qui les ont méditées.

Gérard BILLON


Informations pratiques :

Série de 7 conférences consacrées à des approches plurielles du corps :
→ en savoir plus dans la brochure 2013-2014 du SEDIF à la page 9

La première aura lieu le vendredi 8 novembre à la maison diocésaine à Nîmes.

La conférence annoncée vendredi 18 octobre a été reportée en janvier 2014.

→ Inscription et règlement sur place.

Etudiants et jeunes professionnels ont accès au tarif réduit : pour cela, écrivez à l’adresse suivante : may.coordination@lifeingard.catholique.fr

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