LIFEinGARD, il faut le vivre pour y croire ?

« Moi, je ne crois que ce que je vois ! » il s’appelle P. C’est mon ami. Il est athée, rationaliste et engagé en politique et se réclame de ce cher Thomas, oui, Thomas l’apôtre que nous fêtons aujourd’hui…

… Grâce à Thomas, on se retrouve sur le terrain religieux autour d’un verre très facilement. Et je me rappellerai toute ma vie cette conversation où je lui ai dit à propos de ma Foi : « au fond, je suis en train de miser toute ma vie sur ce qui te paraît la plus grande ineptie de tous les temps » et mon ami de reprendre une gorgée de bière fraîche en disant « Oui, c’est ça ». Tranquille.

Et voilà que l’évangile met en scène cette attitude de l’apôtre frustré de n’avoir pas vu Jésus ressuscité : « Si je ne mets mon doigt dans ses plaies, non, je ne croirais pas ». Il n’est pas dit qu’il l’a mis, mais le peintre Caravage (à qui une magnifique expo sera prochainement consacrée à Montpellier) a représenté la scène avec force. Quelle densité : c’est trash ou tendre, comme on veut, mais on ne reste pas indifférent.

Alors, faut-il le voir pour le croire ? Jésus répond : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu !  » (Jn 20,24-29) C’est de nous qu’il parle ! Non, nous ne sommes pas des benêts ou des crédules ! Croire sans voir est la condition habituelle du chrétien depuis 2000 ans, mais notre Foi n’en est pas moins fondée pour autant. Oui, nous croyons sans voir car les « preuves » de notre Foi ne s’adressent pas qu’à notre raison mais à notre cœur puisque la question est plus encore « m’aimes-tu ? » Notre Foi est fondée sur le témoignage unanime 😉 des douze apôtres envoyés par Jésus et des communautés fondées par eux parmi lesquelles on compte tant de martyrs, témoignant jusqu’au don de leur vie pour cette Foi par amour du Christ. A l’inverse, courir après les signes sensibles qui soutiennent la Foi n’est pas forcément la solution pour « croire plus » comme le disait un slogan maintenant démodé « travailler plus pour gagner plus ». Aller à Lourdes parce qu’il s’y passe des miracles ? Oui, et le miracle permanent est bien. « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40). Nous pouvons alors toucher Dieu en servant nos frères. Les nombreux jeunes de l’Hospitalité qui partent bientôt à Lourdes le savent bien.

Pour autant, l’intelligence et la raison ne doivent pas être laissées de côté, comme le rappelle l’encyclique « Fides et Ratio » de Jean-Paul II : approfondissez votre Foi en vous formant. Nous passons de 15 à 20 ans à nous former humainement à des compétences professionnelles, combien de temps passons-nous à former notre cœur à accueillir la Foi en Jésus-Christ et à en vivre ? Simple question. Si elle vous titille, le SAV est assuré par LIFEinGARD dès la rentrée. Il faut le vivre pour y croire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *