Vigilants dans la prière et remplis de joie

Nous voilà à la fin d’une nouvelle année liturgique après avoir fêté le Christ Roi hier.
Déjà les vitrines s’illuminent et se remplissent des guirlandes, boules et sapins. Nous allons nous tourner vers Noël : c’est le temps de l’avent qui commence dimanche prochain. Notre évêque nous adresse un message pour cette entrée dans le temps de l’avent.

L’Avent se présente comme un temps de joyeuse attente dans la vigilance et la prière : la préparation aux célébrations de la Nativité du Seigneur se double de l’attente de son avènement à la fin des temps. Selon la formule du Credo, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.

Cette année, plusieurs événements ou propositions viennent s’ajouter à la célébration du premier dimanche de l’Avent :

-  L’ouverture de l’Année de la vie consacrée, décidée par le Pape François. Elle se poursuivra jusqu’au 2 février de l’année 2016.

-  Le temps de prière pour le respect de la vie naissante, selon la recommandation exprimée en son temps par Benoît XVI. Cette intention n’a rien perdu de son actualité.

-  L’accueil de la nouvelle traduction du lectionnaire dominical et du lectionnaire de semaine : belle occasion de prêter davantage attention à la proclamation de la Parole de Dieu dans la liturgie.

Selon les lieux, l’un ou l’autre de ces points sera davantage développé. Il serait dommage de laisser les autres totalement dans l’ombre. Surtout, chacun de ces éléments gagne à être placé dans la perspective de l’Avent : « Puisque le Christ est ressuscité et nous attire au-delà de la mort, la foi est lumière qui vient de l’avenir, qui entrouvre devant nous de grands horizons et nous conduit au-delà de notre « moi » isolé vers l’ampleur de la communion » (François).

C’est dans cette perspective que nous apprenons à considérer toute vie humaine, de sa conception à son terme naturel, avec les yeux de Jésus. C’est sa Parole qui, dimanche après dimanche, jour après jour, nous rassemble et nous interroge, nous façonne et suscite notre réponse.

De ce mystère de vie, d’accueil de la Parole de Dieu et de communion fraternelle, les communautés religieuses témoignent d’une façon spécifique. Selon la forte affirmation du Concile Vatican II, comme le Peuple de Dieu n’a pas ici-bas de cité permanente mais est en quête de la cité future, l’état religieux atteste l’existence d’une vie nouvelle et éternelle acquise par la Rédemption du Christ. Il annonce la résurrection à venir et la gloire du Royaume des cieux » (Cf. Lumen Gentium n° 44).

Merci donc aux religieux, aux religieuses et à toutes les autres personnes consacrées pour leur témoignage au sein de notre Église diocésaine. Et rendons grâce au Père pour la diversité de ses appels et la multiplicité des charismes. Qu’il nous affermisse dans la foi, l’espérance et la charité car il est fidèle, lui qui nous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ, Notre Seigneur (Cf. 1 Co 1, 9).

le 19 novembre 2014

+ Robert WATTEBLED
Evêque de Nîmes

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