Une invitation particulière

Le séminaire Saint Cyprien de Toulouse ouvre ses portes !
C’est là qu’ont étudié les jeunes prêtres de notre diocèse et là qu’étudient actuellement nos séminaristes !
Nicolas, l’un d’entre eux, nous donne quelques indications sur le parcours d’un jeune pour devenir prêtre.

Vous savez qu’il existe en France des pèlerinages où l’on prie à de nombreuses intentions, parfois il en est une particulière, celles pour les vocations sacerdotales :

Pour ce qui nous concerne, c’est du côté du beau pays toulousain qu’il nous faut aller.

 

Devenir prêtre ?

Cela commence par d’apprendre à aimer l’Église et l’Eucharistie, bref la vie chrétienne. Ensuite, en grandissant, lorsque l’on réalise de plus en plus que Jésus a véritablement offert sa vie pour nous jusqu’à la mort sur la croix afin qu’en nous unissant à lui nous puissions trouver la vie bienheureuse, on peut s’interroger : et si moi je lui donnais ma vie ?

Du coup, on peut percevoir un appel intérieur, un très léger murmure au coeur qui dit « suis-moi », ce n’est pas une voix que l’on entend au sens commun, c’est une voix qui nous interroge et qui nous propose. Si l’on doit chercher à donner d’autres paroles, on peut interpréter un message qui s’apparenterait à cela :

« Viens, je suis là, accueille mon appel… tu ne renonceras pas à l’amour, au contraire, tu seras à la source, tu auras en effet une croix (lourde) à porter mais c’est par elle que tu avanceras, c’est malgré elle que tu poursuivras… »

Il arrive que le jeune ait reçu tôt l’appel et qu’il l’ai affirmé avec joie, mais il y a forcément une période où c’est difficile, où l’on voit le poids du renoncement : pas d’épouse (donc triste vie de célibataire et forcément pas de famille nouvelle), au revoir le métier que j’envisageais depuis longtemps…

Et pourtant, en continuant à vivre au lycée puis à la fac, on sent bien que quelque chose cloche… 🙂 ce n’est pas quelqu’un qui appelle c’est l’Un, l’Unique, celui par qui nous avons été créé et qui nous aime infiniment. Alors on fait comme si… comme si il n’y avait rien ou pas grand chose, on se fabrique des raisons de dire non, s’il y a une raison que l’on estime « bonne », on s’y accroche : « Seigneur tu vois bien ma vie ! J’ peux pas devenir prêtre… J’ai trop de défauts et de péchés qui contredisent cet appel… », sauf que le Seigneur révèle sa puissance dans la faiblesse, « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » nous dit saint Paul. Donc c’est normal de se reconnaître pécheur, heureusement d’ailleurs et quelque soit notre engagement dans la vie chrétienne. Mais relevé par le pardon après avoir offert face à face à Dieu l’enjeu de notre vie, on peut discerner dans la paix.

L’enjeu véritable c’est de découvrir qu’il y a de la joie à servir Dieu, celui qui prie et accueille la mission que Dieu lui donne entre dans cette joie-là.
Le jour du vrai déclic, c’est cet instant où tout s’unifie et devient enfin évident : on découvre la joie de connaître l’Église, d’en être membre, elle pour qui le Christ s’est livré. On perçoit la joie de l’Évangile, parole de vie inépuisable. On saisit que le Christ est vraiment le coeur de notre vie parce qu’il est au-delà de nos soucis temporels, de nos préoccupations certes légitimes, mais qui seront en fin de compte accomplies et perfectionnées en Dieu à la fin des temps. Oui, notre vie ne nous appartient pas bien que nous en ayons pleine possession et plein usage. Par le baptême elle est fondée sur celui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie », ainsi nous sommes vraiment libres, et libres enfin de dire OUI ! Ce sont des « oui » et « non » tranchés qui nous ont construit et nous aide un jour à dire un grand « oui » !

C’est pourquoi il n’y a pas que la question « pourquoi pas prêtre ? » il y a la question « pourquoi oui ? », « pourquoi prêtre, oui ? »
Parce que lui : Jésus, et parce que elle : l’Église.
« Priest WhYes ? » Parce que la génération Y doit aujourd’hui connaître le feu de l’Évangile.

Je pense qu’une fois que l’on a connu et que l’on vit encore cet amour de l’Église, quand on est appelé, on se dit tous plus ou moins : « Elle est belle l’Église. Lorsque je la vois, pourtant, je n’ai pas de sentiment amoureux, mais elle est toujours là, fidèle. Elle est vraiment belle de tous ces repentis, de toutes ces générations de saints qui se sont succédés, voici donc l’appel pour tous : la sainteté ! Et cette sainteté, comme je désire justement qu’elle soit un max pour tous, j’accepte de devenir prêtre afin que par cette configuration au Christ Bon Pasteur et par les sacrements, nous soyons un seul corps dans le Christ. »

Et oui, demain qui donnera les sacrements ? La question est pour tous, car même si nous ne pouvons pas tous devenir prêtres, notre regard et nos paroles sur la vocation sacerdotale ont un impact considérable sur les jeunes pour les aider à bien discerner.

Revenons à notre jeune qui réfléchit encore à l’appel du Seigneur pour son Église. Il a donc connu la joie, celle-ci peut régulièrement tomber en stand by, mais une chose est certaine : le Christ est bien là et il l’attend. Après le temps de la réflexion, d’un premier discernement avec un accompagnateur spirituel, si ce dernier confirme qu’il est possible qu’il y ait un appel à la prêtrise, alors le jeune peut aller rencontrer son évêque pour lui indiquer ce qu’il a discerné, l’évêque s’étant informé, il l’envoie au séminaire. Il y a un cycle d’étude en philosophie (2ans) qui correspond davantage à un cycle de discernement comme tel. Il arrive qu’il y ait une année de propédeutique, c’est-à-dire que l’on ne commence pas directement par le premier cycle, on a une année beaucoup plus accès sur la vie de prière et d’oraison, il y a quelques cours (Bible), cette année n’existe pas dans tous les séminaires. Puis, le second cycle est davantage ciblé sur la formation même si le discernement se poursuit, là les études se centrent sur la théologie. Il y a quatre piliers que l’on retient pour résumer la vie d’un séminariste : vie spirituelle (prières, messe, Liturgie des Heures…), vie intellectuelle, vie pastorale, vie communautaire… (la suite en détails au séminaire le samedi17 mai si ça vous dit et si nous ne pouvez pas vous avez le site du séminaire qui explique bien : Séminaire Saint Cyprien

Souvent on entend le monde qui nous entoure répéter ce passage de la sainte Écriture : « …aimez-vous les uns les autres ».
C’est un beau passage en effet.
Cependant le prêtre a la mission d’enseigner et de témoigner par toute sa vie de la proposition qui suit « …comme je vous ai aimé… » (Jn 13, 34).

Il nous a tellement aimé, c’est à l’exemple de cet amour-là que nous connaîtrons l’éternelle joie. Comme disait un prêtre sulpicien « Gloire à Dieu et pieds sur terre ! », les pieds sur terre veut dire : œuvrons dès aujourd’hui pour que l’Église obtienne la grâce de recevoir de nombreux saints prêtres, et marchons (ou roulons) jusqu’au séminaire saint Cyprien à Toulouse pour voir que ce n’est pas terrible un séminaire, c’est magnifique (pas trop non plus car au terme de la formation il faut bien vouloir en partir aussi 🙂 ), c’est un beau lieu, qui mérite d’être connu, et il est bon de savoir comment l’on forme vos prêtres.

Alors « Venez et voyez » :

Notre Dame du Sacerdoce, priez pour nous.

Nicolas

Inscription à la journée portes ouvertes du 17 mai : c’est ici !

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