Il n’y a pas que des saucisses à Strasbourg !

Strasbourg, il en revient. Et ce n’était pas (que) pour y déguster des saucisses !
De retour de sa 5ème participation aux Rencontres Européennes de Taizé, le frère assomptionniste Quang Minh a commencé l’année 2014 avec des milliers de jeunes chrétiens venus de plusieurs pays d’Europe pour échanger et prier.

Presque trente mille jeunes. Un nombre impressionnant d’autant plus que nous ne sommes que deux venant du Gard. Nous avons donc rejoint pour ce pèlerinage le groupe de notre ville voisine, Montpellier. Long voyage de nuit, et encore long trajet pour rejoindre notre paroisse alsacienne d’accueil, car il faut aller dans une autre ville à cent kilomètres de Strasbourg : « Hopla, ja, ja ! » (en alsacien dans le texte). Accueil chaleureux par des paroissiens et des jeunes de tout âge avec des gâteaux et des danses de joie. Il nous faut plus d’une heure et demi chaque jour pour aller au centre d’expo de Wacken où nous prions, chantons et écoutons, notamment les méditations de notre cher frère Alois. Puisque l’Alsace est une région frontière, celle-ci est appelée à être le symbole de la paix et de la réconciliation ainsi que de l’amitié entre les deux peuples. Elle doit être un témoignage vivant de la rencontre œcuménique et de la cohabitation entre les deux Eglises catholique et protestante luthérienne. Cela devient le thème que frère Aloïs répète tout au long de ces 5 jours de rencontre.

Face au nombre important de jeunes, il est demandé à notre groupe de Mulhouse de ne rentrer qu’un seul soir dans la cathédrale où a lieu la prière du soir avec les frères de Taizé. En attendant d’avoir une petite place, il faut faire la queue à l’extérieur, dans le froid, mais le chant « Lauda te omnes gentes » chanté par un petit groupe de jeunes devant l’entrée nous rejoint et nous réchauffe ! Enfin à l’intérieur, c’est le moment de la vénération de la croix. J’hésite, mais après avoir observé, je me dis qu’il faut y aller : mon fardeau est lourd, pourquoi ne pas le remettre au Seigneur ? Un ami handicapé, rencontré au cours d’un pèlerinage de Taizé, m’accompagne. Tout est déposé. En mon cœur, le chant Taizé résonne : « Magnicifat, Magnificat ! « .

Taizé, silence complet. Il est impressionnant de voir des milliers de jeunes se taire pendant quelques minutes après la lecture de l’Evangile. C’est vrai, dans le silence, le Seigneur parle au cœur de chacun. Sans le silence, ni écoute, ni paix, ni réconciliation et ni confiance ne sont possible, surtout à cause de la peur de l’autre. Une dernière parole du frère Alois reste encore : « De retour chez nous, dans nos différents pays, soyons à cause du Christ et de l’Évangile, de ces pèlerins de paix et de confiance ».

Rendez-vous à Prague l’année prochaine pour une autre expérience chrétienne « au cœur de l’Europe » !

Frère Quang Minh NGUYEN, assomptionniste

Et plus prochainement, rendez-vous jeudi 16 janvier en l’Eglise Sainte Perpétue à Nîmes pour une veillée Taizé de 20h à 21h15.
A la veille de la semaine pour l’unité des chrétiens (du 18 au 26 janvier), nous prierons ensemble à cette intention. Invitez vos amis catholiques et protestants !

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