Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens : 51 je t’aime, Le verre et la Coupe

En ce 18 janvier, nous entrons comme chaque année, dans la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens. Force est de constater qu’il nous est difficile, à nous jeunes de nous mobiliser, à moins que les réseaux nous y aident. Citons quelques initiatives du coté oecuménique, avec les sessions annuelles à la maison diocésaine, ou le réseau coexister qui propose un dialogue interreligieux. Taizé aussi est un haut lieu de la prière pour l’unité. Cette initiative existe depuis plus d’un siècle. Ses dates coïncident avec deux fêtes liées à la mémoire des apôtres Pierre et Paul le 18 et le 25 janvier.

Une semaine ou les chrétiens « prennent conscience qu’il existe des manières très diverses d’adorer Dieu. Les coeurs sont ainsi touchés et les gens constatent que les usages de leurs prochains ne sont pas si étranges. » ( citation du site du conseil oecuménique des églises) Pourtant, nous éprouvons aussi des difficultés de différents ordres dans la pratique du dialogue et sur l’expression du contenu de notre Foi. Il peut sembler facile de se contenter d’une semaine pour l’unité . La division des chrétiens est un obstacle à l’évangélisation du monde. Faisons plutôt notre la prière du Père Couturier, prêtre lyonnais apôtre de l’unité chrétienne.Voici quelques propositions concrêtes pour vivre ce temps dans le diocèse (cliquez ici pour l’agenda diocésain)

Et c’est alors que tout commence. Parce, une fois comptée la semaine du 18 au 25 janvier, il reste tout de même 51 semaines dans l’année. Serions- nous alors dispensés de tout effort vers l’unité, avec le bulletin jeté à la poubelle du « déjà donné » ? Prenons plutôt une autre comparaison, celle du verre de pastis …
ça se refuse moins souvent, déjà …

Et là aussi, je parle d’expérience et de modération, l’unité chrétienne avance aussi autour d’un verre de l’amitié, et plus encore dans l’amitié que dans le verre.
Mais ce verre me permet d’aller au coeur, de passer du verre à la coupe. La question de l’unité nous plonge, qu’on le veuille ou non, au coeur de notre foi au Christ. La question qu’il pose à ses disciples peu avant sa Passion  » Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » et sa réponse « Ma coupe, vous y boirez, mais quant à savoir qui sera à ma droite et à ma gauche dans le Royaume, il appartient à mon Père d’en décider » a du résonner longtemps dans leur tête, jusqu’à ce soir au Jardin des Oliviers, la veille de sa mort où Jésus prie longuement.
Il n’y avait pas de micro, mais l’évangile nous fait entrer dans la prière du Christ : « Que cette Coupe s’éloigne de moi, mais non pas ma volonté, mais la tienne, Père » et puis cette prière pour nous, ses disciples de tous les temps  » Qu’ils soient UN comme toi et moi nous sommes Un » .

Cette fois, nous sommes bien obligés de regarder un peu longuement le papier, nous ne pouvons pas le jeter comme ça, « déjà donné ». Ainsi située au moment crucial, et bientôt crucifiant, de la vie de Jésus, l’unité de ses disciples – et sans doute, soyons réalistes – leurs divisions sont présentes au coeur de ce qui mène Jésus sur le chemin de la Croix. C’est le même Jésus qui venait aussi de dire « je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis ».

Alors, nous ne pouvons considérer cette question de l’unité chrétienne comme une question annexe. Elle doit continuer d’habiter notre prière et les attitudes de notre vie quotidienne tout au long des 51 semaines qui suivront. Peut-être que vous y penserez la prochaine fois que vous aurez un verre de pastis à la main… Je rêve que tout soit possible et vous me pardonnerez ces associations d’idées triviales … 51, je t’aime… que du verre nous passions à la coupe, coupe d’action de grâce à Dieu pour cette autre coupe, amère et aimante, celle de Jésus.

Votre dévoué, Mitch Buccanon

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