Un peu de Lourdes à Nîmes

Le lundi 1er Avril, et ce n’est pas un poisson, les jeunes de l’hospitalité diocésaine du Gard sont allés à la rencontre de malade. Olivier Melchior nous raconte.

Comme nous le savons dans notre département, l’hospitalité diocésaine est une riche aventure.
Captivante, elle nous entraîne à quelques heures de chez nous, à Lourdes, pour quelques jours, une à deux fois par an.
Déroutante, elle nous donne dans l’esprit du service un uniforme et nous permet quelques heures de sommeil dans des conditions très différentes du reste de l’année.
Touchante, elle ouvre notre cœur aux malades et autres hospitaliers.

La véritable question pour un jeune hospitalier est de savoir ce qui nous pousse à prendre de nos vacances et de notre temps pour se donner aux autres. Certains diront qu’ils vont retrouver une famille, plus ou moins grande selon les affinités. D’autres vous répondront qu’ils ont besoin de ce temps à « la grotte » où tant de prières se sont déversées dans cette source d’Amour. En réalité, chacun a sa raison de venir et je pense tout au fond de moi qu’elle est légitime et ne nécessite d’aucun doute sur la valeur d’un tel engagement. Sans revenir de manière pessimiste sur l’image médiatique de la jeunesse actuelle, il est toujours bon de voir un jeune sourire aux couleurs de l’hospitalité Jean-Paul II.

Seulement voila, l’hospitalité Jean-Paul II ne s’arrête pas aux jours passés à Lourdes qui sont juste un temps fort où nous pouvons, hospitaliers et malades, nous ressourcer. Être hospitalier, c’est accueillir dans son cœur et dans ses prières les malheurs ou la maladie de personnes que nous ne connaissons pas forcément. Les personnes que les hospitaliers accompagnent à Lourdes ne sont pas malades pour quelques jours, elles le sont tout au long de l’année et c’est là que prend la valeur de notre engagement d’hospitalier.

Comme à Noël, en ce premier avril, nous avons visité les malades. Cette fois, en plus d’une maison de retraite, nous sommes allés directement chez des personnes qui viennent aux pèlerinages diocésains avec l’hospitalité. Nous étions répartis en petites équipes (de 2 ou 3) et nous avons visité des personnes sur Nîmes. Ce sont des personnes souvent âgées, accablées par la maladie ou encore par la solitude en ces temps de fêtes. Nous ne sommes pas forcément restés longtemps mais nous avons partagé, voire prié ensemble. Certes, l’exercice est plus difficile que lorsque l’on est tous ensemble, entre jeunes et en uniforme. Mais si vous saviez la joie que cela procure dans leur vie. Si vous saviez, avec ou sans foi, combien c’est beau d’entendre parler de Lourdes avec un si beau regard et une telle espérance alors que nous sommes dans un petit logement modeste dans Nîmes. C’est ça être hospitalier, c’est ouvrir son cœur n’importe où avec la même force que nous pouvons l’avoir à Lourdes.

Merci à Lucette Saumade, responsable secteur de Nîmes, pour l’organisation en amont. Merci aux jeunes hospitaliers pour leur temps, leur sourire et leur amitié. Il est toujours bon de se retrouver « en famille ». Merci à ceux qui nous ont accompagnés par leurs pensées et leurs prières. En ce weekend pascal, la mission a été accomplie et, comme à Lourdes, des cœurs ont été remplis d’espérance !

Olivier, co-responsable des jeunes de l’hospitalité diocésaine Jean-Paul II.


Vers l’espace HDG sur le site LIFEinGARD : http://lifeingard.catholique.fr/HDG
Vers le site internet de l’HDG : http://hospitalite30.catholique.fr/

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