Vendredi Saint, tout est permis …

Pour évoquer le Vendredi Saint, ce n’est pas forcément à un « enfant de la télé » qu’on aurait confié le sujet en prime time … Et pourtant, « Aimons-nous vivants », l’hymne de l’émission d’Arthur résonne :  » Comme une envie de dire je t’aime, quand on est au bout de soi-même ». L’évangile ne dit-il pas de Jésus  » Ayant aimé les siens, Il les aima jusqu’au bout » (Jean 13, 2) ? Alors  » Aimons-nous vivants, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent … »

« Vendredi, Tout est permis » … alors que pour les catholiques, ce jour est empreint de gravité, empli par la mémoire de la Passion du Christ et de sa Mort sur la Croix. Alors que l’Eglise demande à ses fidèles de vivre cette journée en jeûnant et en faisant pénitence… « Vendredi, tout est permis … » Celà mérite une explication. Explication de ces pratiques religieuses qui semblent d’un autre âge ou juste bonne pour le folklore et le tourisme sévillan… Aujourd’hui, dans beaucoup de paroisses, les chrétiens se réunissent pour le Chemin de Croix et l’Office de la Passion : ils prient et parfois marchent en procession pour commémorer les étapes de la Passion de Jésus. Un peu morbide tout ça … et puis ces histoires de privation et d’abstinence, c’est pas un peu masochiste quand même … ?

A vues humaines, la question peut être entendue…
A moins de voir dans ce « Calvaire » la preuve de l’immense amour dont Dieu aime l’humanité et va jusqu’au bout du Don qu’Il fait en Jésus-Christ, Dieu fait homme pour révéler cet amour.

A moins d’accepter que l’accueil de cet Amour divin, de ce Salut, pour reprendre le mot de la tradition et de la théologie, implique aussi notre vie d’aujourd’hui et sa dimension corporelle… De plus, ce jeûne est aussi associé au partage avec ceux qui manquent et qui souffrent et « Dieu sait » (au sens propre …) qu’ils sont nombreux sur Terre et qu’un peu de Solidarité ne fera pas de mal …

Tout est permis, c’est aussi le titre d’un film qui vient de sortir sur le permis à points. Ah le fameux papier rose qui donne la liberté … La bande-annonce culmine dans cette question « Où est votre mur ? » Pour tous ceux qui ont souffert et souffrent de la disparition d’une personne aimée, ce mur, c’est la mort qui arrache à notre vie, à ce qu’elle a de meilleur, et nous pouvons prendre le temps de penser à ceux qui connaissent de tels deuils autour de nous ou remettre posément dans un temps de silence la douleur de notre coeur devant Dieu en ces jours où nous célébrons la Passion de Jésus. La mort semble tout dévaster, tout… sauf … Sauf quoi ? L’Amour. « L’amour est fort comme la mort » (Cantique de Salomon, 8,6). La Bible vient confirmer quelque chose que nous sentons confusément : L’Amour ne peut mourir. Autrement dit, avec le philosophe Gabriel Marcel, « Aimer c’est dire : toi tu ne mourras pas ! » Si j’entends cette phrase et qu’elle est vraie, alors oui, tout est permis ! Je suis LIBRE !
« Toi, tu ne mourras pas !  » …

Et si c’était vrai ? C’est ce qu’osent croire des millions et des milliards d’hommes et de femmes qui font confiance à Jésus-Christ et au témoignage des autres chrétiens transmis depuis plus de 2000 ans : » Jésus, celui que vous aviez crucifié, Dieu l’a ressuscité ! » (Actes 2, 32)
Celui qui pend au gibet de l’infamie, la croix, supplice ignoble réservé aux esclaves rebelles par l’autorité d’occupation pour répandre la terreur dans la population, celui-là… Il est vivant, de la vie même de Dieu dont il est le Fils et il nous entraîne à sa suite dans une vie « qui n’aura pas de fin ». Tout est permis, oui, surtout d’y croire avec assurance, de donner Foi à cet Evangile dont le Pape François nous redit encore qu’il est Joie ! Pari de la Foi ! Le tiendrez-vous ? Rendez-vous Samedi Soir pour la « Nuit Lumineuse » de Pâques dans vos paroisses !

Signé : Arthur 😉

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