Voici Celui qui vient et montrera jusqu’où l’amour de Dieu éprouvé se donne :

Alors que nous entrons tout juste dans la Semaine Sainte, Nicolas Dumas séminariste, nous aide à la comprendre et à mieux la vivre.

Nous voici sur le point d’entrer dans la Semaine Sainte. Jésus est acclamé par la foule en liesse, les rameaux signifient la vie, la venue de Celui qui est la Vie. C’est la joie, les gens étendent leurs vêtements sur le chemin mais Jésus ira étendre sa vie après qu’on l’ait dévêtit. Si sa condamnation à mort approche, voici le couloir de reconnaissance, d’action de grâce. C’est bien la volonté du Père que son peuple bénisse son Fils pour les signes qu’il a accomplis. Et c’est encore sa volonté que soit manifesté à quel point l’homme peut rejoindre son Créateur en toutes ses détresses, à quel point il est appelé à lui ressembler dans ces moments-là aussi, puisque son propre Fils, l’Eternel engendré, a vécu l’épreuve de la séparation la plus extrême : on a voulu le séparer du Père qui est Un avec lui.

Durant ce Carême, nous avons certainement donné quelques efforts, nous avons vérifié et testé notre liberté pour l’orienter davantage vers les réalités d’en haut. Mais avons-nous accepté les projets du Père ? Oui, nous avons des ambitions, des choses que nous souhaitons réaliser, et cela peut nous paraître aujourd’hui comme reporté voir balayé. Le Seigneur nous invite à voir plus loin, il prend avec lui nos projets qui ont échoué et ils sont là sur sa croix, que bientôt il portera. Nous avons pu aussi être marqué par des moments difficiles, des personnes à notre travail ou dans nos études qui salissent l’Eglise, insultent notre foi, et de sorte nous découragent à l’annonce de l’Evangile. Pourtant, si le Christ a pris sur lui les humiliations, la souffrance et la mort, ce n’est pas pour que nous soyons épargnés des maux, mais pour que nous les vivions avec lui.

Durant cette semaine, attachons-nous à percevoir le moment décisif qu’a vécu notre Seigneur, vivons intérieurement ces quelques instants où le Fils du Père après s’être incarné et manifesté en maître de la Loi et Sauveur, accomplit la sainte Cène instituant l’offrande de lui-même par le pain et le vin qui deviennent son corps et son sang. Regardons la solennité avec laquelle il a dit et montré « Ceci est mon corps », « Ceci est la coupe de mon sang ». Celui qui a posé cet acte est le même qui a nourri une foule immense avec cinq pains et deux poissons, le même qui a guéri, rendu la vue… mais toujours pour manifester la foi, la foi en lui, présente en nous, choisie par nous.

Prions pour réaffirmer notre foi durant cette semaine, prions pour qu’elle se communique par nos vies. Tout l’Evangile converge vers le Tridum Pascal, ces trois jours du jeudi saint à la veillée pascale, Dieu se révèle magnifiquement, les mots ne suffisent, on ne comprend mais le Seigneur nous prend avec lui.
Prions pour bientôt choisir cette joie qui nous vient du Christ. Les disciples l’ont vu et l’ont connu, il a vécu, est mort, est désormais ressuscité. Vivons pleinement ces trois temps, et à la suite des martyrs qui ont donné leur vie dans la joie du Ressuscité (comme Ste Perpétue et Ste Félicitée) nous serons témoins du Christ.

Notre Seigneur, s’il est le Dieu des armées, Deus Sabaoth, il est aussi le Dieu qui choisit librement d’être désarmé, celui qui assume notre éloignement du Père pour nous reconduire à lui.

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